Née sur une ferme en Montérégie, Denise Gazaille est artiste peintre autodidacte plus de trente ans.
Tout au long de sa carrière, elle a expérimenté plusieurs médiums comme l’huile, l’acrylique et les techniques mixtes. Suite à une recherche expérimentale approfondie, en mélangeant divers médiums et solvants, elle a développé une nouvelle technique en médiums mixtes fluides, qui donne l’illusion du relief mais en l’absence totale de textures.
Ayant des dizaines de prix de jury à son actif et connue à la grandeur du Québec, Denise Gazaille expose en solo et en groupe dans les galeries, les centres culturels, les symposiums, les expo-concours, etc. Elle a à son actif une quinzaine d'expositions solos et plus de quatre-vingts expositions collectives.
Elle est membre professionnelle de plusieurs associations notamment du RAAV, CAC de Magog et AAPARS.
Saint-Théodore-d'Acton
L'agriculture d'hier à aujourd'hui
La reconnaissance civile de la municipalité de Saint-Théodore-d’Acton date de 1862 et le décret d’érection canonique de la paroisse remonte à 1861.
La première industrie locale, qui débuta dans les années 1840, fut celle de la potasse. On fit aussi, très tôt, le commerce des grands pins qui étaient utilisés par l’industrie maritime. Ces deux activités faisaient reculer la forêt, favorisant l’arrivée de nouveaux colons et le développement de l’agriculture.
Destinée d’abord à assurer l’autosuffisance de la famille, la ferme du 19e siècle comprenait un poulailler, quelques cochons, des moutons, un petit troupeau de vaches et, quelquefois, un bœuf. Le potager procurait de la nourriture fraîche en été et permettait de faire des provisions de légumineuses, de pommes de terre, d’oignons, de choux, de carottes et de navets pour l’hiver. La cueillette des petits fruits et la chasse permettaient de varier le menu. La coupe du bois assurait le combustible nécessaire pour cuisiner et chauffer la maison l’hiver et permettait de gagner de nouveaux pâturages sur la forêt afin de nourrir les animaux.
Le filage de la laine ou du lin, le tissage, la couture, le tricot, étaient autant d’activités qui servaient à habiller la famille et à doter la maison du nécessaire. Les familles étaient nombreuses et chaque membre, sauf les tout-petits, avaient une tâche bien précise à accomplir pour permettre à cette entreprise familiale de fonctionner rondement.
Au début du 20e siècle les cultivateurs se regroupent dans les Cercles agricoles, l’Union catholique des cultivateurs et, plus tard, l’Union des producteurs agricoles. Ces mouvements vont dispenser de la formation qui permet d’améliorer le rendement des cultures et des troupeaux et d’être à la fine pointe des méthodes de production.
Avec le développement rapide de la machinerie et l’électrification rurale l’agriculture connaît une profonde transformation. Par la suite, le prêt agricole, l’assurance récolte, les mécanismes de contingentement, la protection du territoire agricole sont autant de mesures qui vont contribuer à la stabilisation des revenus, à l’augmentation des rendements et à l’accroissement de la taille des entreprises agricoles.
Tout comme ailleurs, à Saint-Théodore-d’Acton la petite ferme familiale d’hier est aujourd’hui devenue une entreprise qui se compare aux petites et moyennes entreprises des autres secteurs économiques.
Source du texte : Société d'histoire de la région d'Acton
Droit d'auteur pour la photo: Répertoire du patrimoine culturel du Québec